FAQ CORONAVIRUS

1. Qu’est-ce qu’un coronavirus ?

La Covid-19, une maladie liée à un nouveau virus, nommé SARS-CoV-2, appartenant à la famille des coronavirus et identifié pour la première fois en Chine en janvier 2020.

Les coronavirus sont une famille de virus affectant principalement les animaux.

Leur nom de « virus à couronne » provient de leur aspect au microscope où ils semblent entourés d’une couronne.

Certains infectent l’Homme et provoquent des maladies allant d’un simple rhume (certains virus saisonniers sont des coronavirus) à des pathologies plus sévères (comme les détresses respiratoires du MERS, du SRAS ou de la Covid-19).

La maladie provoquée par ce coronavirus a été nommée Covid-19 par l’Organisation mondiale de la Santé - OMS.

Du fait de la diffusion mondiale de l’épidémie de Covid-19, le 11 mars 2020, l’OMS a qualifié la situation de pandémie.
Le virus de la Covid-19 est problématique pour plusieurs raisons :

  • il est très contagieux : chaque personne infectée va contaminer au moins 3 personnes en l’absence de mesures de protection ;
  • une personne contaminée mais qui ne ressent pas encore de symptômes peut contaminer d’autres personnes ;
  • certaines personnes infectées ne ressentent aucun symptôme mais peuvent contaminer d’autres personnes ;
  • il peut être à l’origine de formes graves, en particulier chez les seniors et les personnes fragilisées par une maladie chronique.

 


Source : Ministère de la santé et des solidarités

https ://www.gouvernement.fr/info-coronavirus/comprendre-le-covid-19

2. Coronavirus, Covid-19 : pourquoi 2 noms ?

Depuis le début de la circulation de ce nouveau virus, ce sont en fait 3 termes différents qui sont employés pour le citer :

  • Coronavirus : c’est le nom de la famille de virus auquel il appartient. Leur nom de « virus à couronne » provient de leur aspect au microscope où ils semblent entourés d’une couronne. D’autres virus de cette famille circulent ou ont circulé chez l’Homme : coronavirus saisonniers, du MERS, du SRAS ;
  • SARS-CoV-2 : c’est le nom exact de ce nouveau virus ;
  • Covid-19 (Coronavirus infectious disease, apparue en 2019) : c’est le nom de la maladie causée par le SARS-CoV-2.

3. D’où vient le virus de la Covid-19 ?

Le nouveau coronavirus SARS-CoV-2, à l’origine de la maladie Covid-19, semble avoir émergé en Chine, où il a été découvert pour la première fois dans la ville de Wuhan.

Les coronavirus sont une famille de virus affectant principalement les animaux.

Un virus à 96% identique au SARS-CoV-2 a été identifié chez des chauves-souris capturées en Chine. La chauve-souris est donc très vraisemblablement le réservoir du virus. Toutefois, le virus retrouvé chez la chauve-souris ne peut pas se transmettre à l’homme.

Il est très vraisemblable qu’un mammifère ait servi d’intermédiaire entre la chauve-souris et l’homme. Cet animal intermédiaire n’est toujours pas identifié avec certitude, mais le pangolin est suspecté. Le pangolin est un petit mammifère menacé d’extinction dont la chair, les os, les écailles et les organes sont utilisés dans la médecine traditionnelle chinoise.

La piste animale est donc la plus probable, d’autant que les premières personnes ayant contracté la Covid-19 s’étaient rendues dans un marché de Wuhan où étaient vendus des animaux sauvages.


Source : Institut Pasteur

https ://www.pasteur.fr/fr/journal-recherche/actualites/nouveau-coronavirus-ce-que-sait-maladie-covid-19-aujourd-hui

4. Comment attrape-t-on la Covid-19 ?

Le SARS-CoV-2, virus à l’origine de la Covid-19, ne circule pas dans l’air tout seul. C’est un virus à transmission « gouttelettes », c’est-à-dire qu’il est projeté dans les postillons et gouttelettes invisibles que les personnes infectées émettent autour d’elles quand elles toussent, éternuent ou même parlent.

Ces gouttelettes chargées de virus peuvent atteindre directement une personne à proximité et pénétrer dans son organisme par le nez, la bouche ou les yeux.

On considère donc qu’un contact étroit avec une personne malade est nécessaire pour transmettre la maladie : même lieu de vie, contact direct à moins d’un mètre lors d’une discussion, d’une toux, d’un éternuement ou en l’absence de mesures de protection.

Les gouttelettes peuvent aussi se déposer sur les surfaces autour du malade et contaminer une autre personne dont les mains vont rentrer en contact avec le virus (serrage de mains, objets partagés, bouton d’ascenseur, poignée de porte…) ; la personne peut ensuite se contaminer en se touchant le visage avec ses mains porteuses du virus.

Ces modes de transmission expliquent pourquoi il est important de respecter les gestes barrières et les mesures de distanciation physique.

Le virus pourrait également être transmis par les selles d’une personne infectée.


Source : Ministère de la santé et des solidarités

https://solidarites-sante.gouv.fr/soins-et-maladies/maladies/maladies-infectieuses/coronavirus/tout-savoir-sur-le-covid-19/article/reponses-a-vos-questions-sur-le-covid-19

5. Combien de temps est-on contagieux ?

La durée de la contagiosité des malades n’est pas encore complètement connue.

Avant l’apparition des symptômes (période pré-symptomatique) : le délai entre le premier contact avec le virus et l’apparition des symptômes est en moyenne de 5 à 6 jours, mais peut aller jusqu'à 14 jours. Au cours de cette période, certaines personnes infectées peuvent déjà être contagieuses.

A partir de l’apparition des symptômes, la contagiosité est la plus forte au cours des 3 premiers jours. On considère que le malade est contagieux jusqu’à la guérison, soit lorsque son état remplit les 3 conditions suivantes :

Au moins 8 jours après le début des symptômes (10 jours si le malade est immuno--déprimé)

ET au moins 48 heures après disparition de la fièvre

ET au moins 48 heures après disparition des difficultés respiratoires.

Chez les personnes infectées mais qui ne développent aucun symptôme (cas asymptomatiques), on considère que la personne est contagieuse jusqu’à la « guérison » déclarée 10 jours après le prélèvement PCR positif.


Source : Coronaclic

https://lecmg.fr/coronaclic/

6. Combien de jours avant l’apparition des symptômes peut-on contaminer quelqu’un ?

La durée de la contagiosité des malades n’est pas encore complètement connue.

Avant l’apparition des symptômes (période pré-symptomatique) : le délai entre le premier contact avec le virus et l’apparition des symptômes est en moyenne de 5 à 6 jours, mais peut aller jusqu'à 14 jours. Au cours de cette période, certaines personnes infectées peuvent déjà être contagieuses.


Source : Coronaclic

https://lecmg.fr/coronaclic/

7. Combien de temps le coronavirus reste-t-il sur les surfaces ?

En général, les coronavirus ne survivent pas longtemps sur les objets.

La durée de survie dépend du type de surface, de la température et de l’humidité ambiante.

Des données expérimentales récentes indiquent que le virus pourrait être présent jusqu’à :

  • 4 heures sur le cuivre ;
  • 24 heures sur du carton ;
  • 48 heures (2 jours) sur de l’acier inoxydable ;
  • 72 heures (3 jours) sur du plastique.

Toutefois, ce n’est pas parce qu’un peu de virus survit que cela est suffisant pour contaminer une personne qui toucherait cette surface. Les surfaces peuvent être facilement nettoyées avec un désinfectant ménager courant qui tuera le coronavirus. Et le lavage régulier des mains limite aussi cette voie de contamination.

Pour rappel, le principal risque de transmission vient des gouttelettes reçues directement d’un malade qui tousse, éternue ou discute. C’est pour cela qu’il est important de respecter les gestes barrières et les mesures de distanciation physique.


Source : OMS

https://www.who.int/fr/emergencies/diseases/novel-coronavirus-2019/advice-for-public/q-a-coronaviruses

8. Devant quels symptômes doit-on penser au Covid-19 ?

Parmi les symptômes les plus fréquemment rencontrés, on retrouve, seuls ou en association :

  • De la fièvre,
  • De la toux,
  • Des difficultés respiratoires,
  • Des maux de gorge,
  • Des courbatures,
  • Une fatigue inexpliquée,
  • Des maux de tête,
  • Des troubles de l’odorat ou du goût,
  • Et chez les enfants et les personnes âgées, une altération de l’état général et/ou de la diarrhée.

Certaines personnes plus fragiles font des formes plus graves, souvent marquées par des difficultés respiratoires et nécessitant une hospitalisation.

Enfin un bon nombre de personnes sont infectées sans s’en rendre compte. On parle de cas asymptomatiques. Ces personnes peuvent être contagieuses.

9. Comment me protéger au mieux dans les transports en commun ?

La sécurité sanitaire dans les transports en commun est affaire de responsabilité individuelle et collective.

Une seule règle s’impose : respecter la distanciation physique et appliquer les mesures-barrières :

  • Port du masque obligatoire dans les transports en commun pour tous les passagers de 11 ans et plus.
  • Lavage des mains régulier : dès que possible grâce au gel hydro-alcoolique ou aux points d’eau mis à disposition dans les gares, stations, etc. Se laver soigneusement les mains à l’eau et au savon dès l’arrivée sur le lieu de travail ou au domicile.
  • Distanciation physique : pour cela, des sièges sont condamnés et des marquages au sol vous aident à savoir où vous placer pour rester à distance des autres passagers.

 


Source : Ministère de la transition écologique et solidaire

https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/faq-covid-19-transports-et-deconfinement

10. Comment me protéger au mieux sur mon lieu de travail ?

Aux termes de la loi, l’employeur doit prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et la santé physique et mentale des travailleurs. Ces mesures comprennent des actions de prévention des risques professionnels, des actions d’information et de formation, la mise en place d’une organisation et de moyens adaptés. Des fiches ont été élaborées par l’état pour chaque type de profession.

A titre individuel, chacun doit respecter au mieux la distanciation physique et appliquer les mesures-barrières.

Lorsque cela est possible, le télétravail reste recommandé.


Source : Ministère du travail

https://travail-emploi.gouv.fr/

11. La température extérieure joue-t-elle un rôle sur la transmission ?

Le rôle de la température extérieure sur la transmission du coronavirus n’est pas connu. Il n’est pas possible de dire si la hausse des températures avec la venue de l’été aura une incidence sur la circulation de la Covid-19. Si la température a peut-être un rôle, les conditions d’humidité ambiante aussi, et ces rôles ne sont pas clairs aujourd’hui.

La situation mondiale de l’épidémie prouve qu’on peut contracter la Covid-19 sous n'importe quel climat, même par temps chaud ou ensoleillé.
En revanche, il est prouvé que la forte chaleur tue efficacement le virus lors du lavage du linge en machine : il est recommandé de choisir un programme incluant au moins 30 minutes à 60°C afin de décontaminer correctement le linge et particulièrement les masques tissus.


Source : OMS

https://www.who.int/fr/emergencies/diseases/novel-coronavirus-2019/advice-for-public/myth-busters

12. Je suis actuellement infecté par le Covid-19, quand pourrais-je me considérer comme guéri ?

Les malades de la Covid-19 symptomatiques et suivis à domicile sont considérés comme guéris lorsque leur état remplit les 3 conditions suivantes :

  • Au moins 8 jours après le début des symptômes (10 jours si le malade est immuno--déprimé)
  • ET au moins 48 heures après disparition de la fièvre
  • ET au moins 48 heures après disparition des difficultés respiratoires.

Dans la plupart des cas, cette guérison survient dans les deux semaines après le début des symptômes. Certaines personnes restent toutefois fatiguées plus longtemps.

Depuis quelques temps, patients et soignants rapportent toutefois des formes cliniques plus longues, évoquant des rechutes. Ces tableaux sont en cours d’étude.

Les personnes infectées mais restant asymptomatiques sont considérées comme guéries 10 jours après le prélèvement PCR positif.


Source : Coronaclic

https://lecmg.fr/coronaclic/

13. Y a-t-il un risque particulier de la Covid-19 chez les femmes enceintes ?

Difficile de répondre de façon tranchée à cette question. Les données disponibles sont rassurantes. La Covid-19 ne semble pas, à ce jour, entraîner de problème particulier pendant la grossesse.

Toutefois, comme toute maladie occasionnant de la fièvre, la Covid-19 entraine un risque d’accouchement prématuré.
Dans tous les cas et par précaution, les femmes enceintes doivent tout particulièrement respecter les mesures-barrières pour éviter l’infection.


Source : Coronaclic

https://lecmg.fr/coronaclic/

14. Finalement la distance à respecter entre 2 personnes c’est 1m ou 1m50 ?

Le principe de la distanciation sociale est d’éviter que les gouttelettes chargées de virus émises par les personnes infectées n’atteignent le visage d’autres personnes.

Difficile de déterminer avec précision la distance à laquelle chaque gouttelette va être projetée. Mais les études montrent que la plupart de ces gouttelettes vont retomber vers le sol à partir de 1 m.

En pratique, la distanciation doit être de 1 m au minimum. A partir de 1 m, plus la distance physique est grande, moins le risque de transmission est fort. Chez nos voisins, la distance recommandée va de 1,50 m (Allemagne, Belgique, Pays-Bas) à 2 m en Italie et Espagne. Aux USA, la distance recommandée est de 6 pieds, soit 1,83 m.

Et, dans tous les cas, cette distanciation physique est d’autant plus efficace que le malade ET la personne non infectée portent un masque barrière.

15. Les moustiques transmettent-ils le coronavirus ?

NON. Il n’existe aucune preuve de transmission du virus par les moustiques, ou tout autre animal d’ailleurs. Le coronavirus COVID-19 se transmet entre humains, via les gouttelettes respiratoires.

16. Quelle est l’utilité de chaque test de diagnostic (PCR, sérologie..) ?

Plusieurs types de tests diagnostiques sont disponibles aujourd’hui. Ils ne détectent pas tous la même chose et ne sont souvent pas utiles au même moment.

La RT-PCR est un test diagnostic virologique : il recherche la présence du virus.

Une RT-PCR positive signe une infection en cours par le SARS-CoV-2. A contrario, il existe des « faux négatifs » et une PCR négative ne permet pas d’éliminer complètement le diagnostic.

La PCR est faite à partir d’un prélèvement dans le nez (écouvillonnage naso-pharyngé), par un professionnel de santé et sur prescription médicale.

La sérologie SARS-CoV-2 recherche les anticorps dirigés contre le virus, fabriqués par nos défenses immunitaires en réponse à l’infection. Ces anticorps n’apparaissent pas immédiatement mais dans les suites de l’infection. Leur présence prouve que la personne a été infectée par le coronavirus. Mais, à ce-jour, il n’est pas possible de dire si ces anticorps sont protecteurs et si oui, combien de temps dure cette protection. Et, comme pour la PCR, une sérologie négative ne permet pas de confirmer complètement l’absence de contact avec le virus.

La sérologie est faite à partir d’une prise de sang.

Les TROD (tests rapides d’orientation diagnostique) coronavirus, recherchent également les anticorps et donnent un résultat immédiat à partir d’une goutte de sang prélevée au bout du doigt. Ils sont cependant moins fiables qu’une sérologie au laboratoire.

En pratique, à ce stade :

La RT-PCR cherche à répondre aux questions : « Suis-je malade de la Covid 19 ? », « Suis-je contagieux ? ».

La sérologie et le TROD cherchent à répondre à la question : « Ai-je été malade de la COVID-19 ? ». Ils ne permettent pas de répondre aux questions : « Suis-je contagieux ? » et « Suis-je protégé contre la COVID-19 ? ».

17. Les PCR sont-elles moins fiables chez les personnes asymptomatiques ?

La RT-PCR est un test diagnostic virologique : il recherche la présence du virus à partir d’un prélèvement dans le nez.

Une RT-PCR positive signe une infection en cours par le SARS-CoV-2.

A contrario, il existe des « faux négatifs » et une PCR négative ne permet pas d’éliminer complètement le diagnostic.

La positivité de la PCR dépend de plusieurs facteurs comme :

  • La qualité du prélèvement ;
  • La charge virale au moment du prélèvement, c’est-à-dire la quantité de virus en train de se multiplier dans les voies respiratoires. Cette charge virale varie avec le temps. Elle est maximale juste avant l’apparition des symptômes et durant les 3 premiers jours de symptômes.

Si la PCR est prélevée trop tôt ou trop tard, elle peut être faussement négative.

Plusieurs études ont montré que la charge virale n’était pas plus faible chez les personnes restant asymptomatiques. Les limites de fiabilité de la PCR semblent donc être les mêmes dans les 2 populations symptomatiques/asymptomatiques.


Source : Service de santé publique du Québec

https://www.inesss.qc.ca/fileadmin/doc/INESSS/COVID-19/COVID-19_INESSS_detection_moleculaire_individus_asymptomatiques.pdf

18. Je ne supporte pas les masques, puis-je utiliser une visière ?

NON, la visière ne remplace pas le masque.

Depuis le déconfinement, on croise des promeneurs le nez au vent, des promeneurs masqués mais aussi, assez régulièrement, des promeneurs ayant troqué leur masque pour une visière (ou écran facial). Ce dernier accessoire est-il protecteur ?

Le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) a rendu un avis sur cette question :

  • les visières ne sont pas des équipements de protection respiratoire mais des équipements de protection des yeux et du visage ;
  • s’ils peuvent protéger des grosses gouttelettes émises immédiatement après une toux par une personne à proximité et face à l’écran,
  • ils ne permettent pas de protéger des particules restant en suspension
  • ils ne présentent donc pas l’efficacité des masques de protection.
  • En pratique : pour se protéger du COVID-19, mieux vaut un masque grand public qu’une visière ; si vous souhaitez utiliser une visière, considérez cela comme un complément au port d’un masque.

 


Source HCSP

https://www.hcsp.fr/explore.cgi/avisrapportsdomaine?clefr=822

Covid-19