FAQ CORONAVIRUS

LE VIRUS - 1. Qu’est-ce qu’un coronavirus ?

La Covid-19, une maladie liée à un nouveau virus, nommé SARS-CoV-2, appartenant à la famille des coronavirus et identifié pour la première fois en Chine en janvier 2020.

Les coronavirus sont une famille de virus affectant principalement les animaux.

Leur nom de « virus à couronne » provient de leur aspect au microscope où ils semblent entourés d’une couronne.

Certains infectent l’Homme et provoquent des maladies allant d’un simple rhume (certains virus saisonniers sont des coronavirus) à des pathologies plus sévères (comme les détresses respiratoires liées à d'autres coronavirus comme le MERS, du SRAS ou de la Covid-19).

La maladie provoquée par ce coronavirus a été nommée Covid-19 par l’Organisation mondiale de la Santé - OMS.

Du fait de la diffusion mondiale de l’épidémie de Covid-19, le 11 mars 2020, l’OMS a qualifié la situation de pandémie.
Le virus de la Covid-19 est problématique pour plusieurs raisons :

  • il est très contagieux : chaque personne infectée va contaminer au moins 3 personnes en l’absence de mesures de protection ;
  • une personne contaminée mais qui ne ressent pas encore de symptômes peut contaminer d’autres personnes ;
  • certaines personnes infectées ne ressentent aucun symptôme mais peuvent contaminer d’autres personnes ;
  • il peut être à l’origine de formes graves, en particulier chez les seniors et les personnes fragilisées par une maladie chronique.

 


Source : Ministère de la santé et des solidarités

https ://www.gouvernement.fr/info-coronavirus/comprendre-le-covid-19

LE VIRUS - 2. Coronavirus, Covid-19 : pourquoi 2 noms ?

Depuis le début de la circulation de ce nouveau virus, ce sont en fait 3 termes différents qui sont employés pour le citer :

  • Coronavirus : c’est le nom de la famille de virus auquel il appartient. Leur nom de « virus à couronne » provient de leur aspect au microscope où ils semblent entourés d’une couronne. D’autres virus de cette famille circulent ou ont circulé chez l’Homme : coronavirus saisonniers, du MERS, du SRAS ;
  • SARS-CoV-2 : c’est le nom exact de ce nouveau virus ;
  • Covid-19 (Coronavirus infectious disease, apparue en 2019) : c’est le nom de la maladie causée par le SARS-CoV-2.

LE VIRUS - 3. D’où vient le virus de la Covid-19 ?

Le nouveau coronavirus SARS-CoV-2, à l’origine de la maladie Covid-19, semble avoir émergé en Chine, où il a été découvert pour la première fois dans la ville de Wuhan.

Les coronavirus sont une famille de virus affectant principalement les animaux.

Un virus à 96% identique au SARS-CoV-2 a été identifié chez des chauves-souris capturées en Chine. La chauve-souris est donc très vraisemblablement le réservoir du virus. Toutefois, le virus retrouvé chez la chauve-souris ne peut pas se transmettre à l’homme.

Il est très vraisemblable qu’un mammifère ait servi d’intermédiaire entre la chauve-souris et l’homme. Cet animal intermédiaire n’est toujours pas identifié avec certitude, mais le pangolin est suspecté. Le pangolin est un petit mammifère menacé d’extinction dont la chair, les os, les écailles et les organes sont utilisés dans la médecine traditionnelle chinoise.

La piste animale est donc la plus probable, d’autant que les premières personnes ayant contracté la Covid-19 s’étaient rendues dans un marché de Wuhan où étaient vendus des animaux sauvages.


Source : Institut Pasteur

https ://www.pasteur.fr/fr/journal-recherche/actualites/nouveau-coronavirus-ce-que-sait-maladie-covid-19-aujourd-hui

LA MALADIE ET SA TRANSMISSION - 4. Comment attrape-t-on la Covid-19 ?

Le SARS-CoV-2, virus à l’origine de la Covid-19, ne circule pas dans l’air tout seul. C’est un virus principalement à transmission « gouttelettes », c’est-à-dire qu’il est projeté dans les postillons et gouttelettes invisibles que les personnes infectées émettent autour d’elles quand elles toussent, éternuent ou même parlent.

Ces gouttelettes chargées de virus peuvent atteindre directement une personne à proximité et pénétrer dans son organisme par le nez, la bouche ou les yeux.

On considère donc qu’un contact étroit avec une personne malade est nécessaire pour transmettre la maladie : même lieu de vie, contact direct à moins d’un mètre lors d’une discussion, d’une toux, d’un éternuement ou en l’absence de mesures de protection.

Les gouttelettes peuvent aussi se déposer sur les surfaces autour du malade et contaminer une autre personne dont les mains vont rentrer en contact avec le virus (serrage de mains, objets partagés, bouton d’ascenseur, poignée de porte…) ; la personne peut ensuite se contaminer en se touchant le visage avec ses mains porteuses du virus.

Ces modes de transmission expliquent pourquoi il est important de respecter les gestes barrières et les mesures de distanciation physique.

Des travaux de recherche sont actuellement en cours pour confirmer ou rejeter l’éventualité d’une transmission possible par aérosols, c’est-à-dire par de plus fines particules pouvant rester en suspension dans l’air ambiant.

Le virus pourrait également être transmis par les selles d’une personne infectée.


Source : Ministère de la santé et des solidarités

https://solidarites-sante.gouv.fr/soins-et-maladies/maladies/maladies-infectieuses/coronavirus/tout-savoir-sur-le-covid-19/article/reponses-a-vos-questions-sur-le-covid-19

LA MALADIE ET SA TRANSMISSION - 5. Combien de temps est-on contagieux ?

La durée de la contagiosité des malades n’est pas encore complètement connue.

Avant l’apparition des symptômes (période pré-symptomatique) : le délai entre le premier contact avec le virus et l’apparition des symptômes est en moyenne de 5 à 6 jours, mais peut aller jusqu'à 14 jours. Au cours de cette période, certaines personnes infectées peuvent déjà être contagieuses.

A partir de l’apparition des symptômes, la contagiosité est la plus forte au cours des 3 premiers jours. On considère que le malade est contagieux jusqu’à la guérison, soit lorsque son état remplit les 3 conditions suivantes :

Au moins 8 jours après le début des symptômes (10 jours si le malade est immuno--déprimé)

ET au moins 48 heures après disparition de la fièvre

ET au moins 48 heures après disparition des difficultés respiratoires.

Chez les personnes infectées mais qui ne développent aucun symptôme (cas asymptomatiques), on considère que la personne est contagieuse jusqu’à la « guérison » déclarée 10 jours après le prélèvement PCR positif.


Source : Coronaclic

https://lecmg.fr/coronaclic/

LA MALADIE ET SA TRANSMISSION - 6. Combien de jours avant l’apparition des symptômes peut-on contaminer quelqu’un ?

La durée de la contagiosité des malades n’est pas encore complètement connue.

Avant l’apparition des symptômes (période pré-symptomatique) : le délai entre le premier contact avec le virus et l’apparition des symptômes est en moyenne de 5 à 6 jours, mais peut aller jusqu'à 14 jours. Au cours de cette période, certaines personnes infectées peuvent déjà être contagieuses.


Source : Coronaclic

https://lecmg.fr/coronaclic/

LA MALADIE ET SA TRANSMISSION - 7. Combien de temps le coronavirus reste-t-il sur les surfaces ?

En général, les coronavirus ne survivent pas longtemps sur les objets.

La durée de survie dépend du type de surface, de la température et de l’humidité ambiante.

Des données expérimentales récentes indiquent que le virus pourrait être présent jusqu’à :

  • 4 heures sur le cuivre ;
  • 24 heures sur du carton ;
  • 48 heures (2 jours) sur de l’acier inoxydable ;
  • 72 heures (3 jours) sur du plastique.

Toutefois, ce n’est pas parce qu’un peu de virus survit que cela est suffisant pour contaminer une personne qui toucherait cette surface. Les surfaces peuvent être facilement nettoyées avec un désinfectant ménager courant qui tuera le coronavirus. Et le lavage régulier des mains limite aussi cette voie de contamination.

Pour rappel, le principal risque de transmission vient des gouttelettes reçues directement d’un malade qui tousse, éternue ou discute. C’est pour cela qu’il est important de respecter les gestes barrières et les mesures de distanciation physique.


Source : OMS

https://www.who.int/fr/emergencies/diseases/novel-coronavirus-2019/advice-for-public/q-a-coronaviruses

LA MALADIE ET SA TRANSMISSION - 8. Devant quels symptômes doit-on penser au Covid-19 ?

Parmi les symptômes les plus fréquemment rencontrés, on retrouve, seuls ou en association :

  • De la fièvre,
  • De la toux,
  • Des difficultés respiratoires,
  • Des maux de gorge,
  • Des courbatures,
  • Une fatigue inexpliquée,
  • Des maux de tête,
  • Des troubles de l’odorat ou du goût,
  • Et chez les enfants et les personnes âgées, une altération de l’état général et/ou de la diarrhée.

Certaines personnes plus fragiles font des formes plus graves, souvent marquées par des difficultés respiratoires et nécessitant une hospitalisation.

Enfin un bon nombre de personnes sont infectées sans s’en rendre compte. On parle de cas asymptomatiques. Ces personnes peuvent être contagieuses.

LA MALADIE ET SA TRANSMISSION - 9. Comment me protéger au mieux dans les transports en commun ?

La sécurité sanitaire dans les transports en commun est affaire de responsabilité individuelle et collective.

Une seule règle s’impose : respecter la distanciation physique et appliquer les mesures-barrières :

  • Port du masque obligatoire dans les transports en commun pour tous les passagers de 11 ans et plus.
  • Lavage des mains régulier : dès que possible grâce au gel hydro-alcoolique ou aux points d’eau mis à disposition dans les gares, stations, etc. Se laver soigneusement les mains à l’eau et au savon dès l’arrivée sur le lieu de travail ou au domicile.
  • Distanciation physique : pour cela, des sièges sont condamnés et des marquages au sol vous aident à savoir où vous placer pour rester à distance des autres passagers.

 


Source : Ministère de la transition écologique et solidaire

https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/faq-covid-19-transports-et-deconfinement

LA MALADIE ET SA TRANSMISSION - 10. Comment me protéger au mieux sur mon lieu de travail ?

Aux termes de la loi, l’employeur doit prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et la santé physique et mentale des travailleurs. Ces mesures comprennent des actions de prévention des risques professionnels, des actions d’information et de formation, la mise en place d’une organisation et de moyens adaptés. Des fiches ont été élaborées par l’état pour chaque type de profession.

A titre individuel, chacun doit respecter au mieux la distanciation physique et appliquer les mesures-barrières.

Lorsque cela est possible, le télétravail reste recommandé.


Source : Ministère du travail

https://travail-emploi.gouv.fr/

LA MALADIE ET SA TRANSMISSION - 11. La température extérieure joue-t-elle un rôle sur la transmission ?

Le rôle de la température extérieure sur la transmission du coronavirus n’est pas connu. Il n’est pas possible de dire si la hausse des températures avec la venue de l’été aura une incidence sur la circulation de la Covid-19. Si la température a peut-être un rôle, les conditions d’humidité ambiante aussi, et ces rôles ne sont pas clairs aujourd’hui.

La situation mondiale de l’épidémie prouve qu’on peut contracter la Covid-19 sous n'importe quel climat, même par temps chaud ou ensoleillé.
En revanche, il est prouvé que la forte chaleur tue efficacement le virus lors du lavage du linge en machine : il est recommandé de choisir un programme incluant au moins 30 minutes à 60°C afin de décontaminer correctement le linge et particulièrement les masques tissus.


Source : OMS

https://www.who.int/fr/emergencies/diseases/novel-coronavirus-2019/advice-for-public/myth-busters

LA MALADIE ET SA TRANSMISSION - 12. Je suis actuellement infecté par la Covid-19, quand pourrais-je me considérer comme guéri ?

Les malades de la Covid-19 symptomatiques et suivis à domicile sont considérés comme guéris lorsque leur état remplit les 3 conditions suivantes :

  • Au moins 8 jours après le début des symptômes (10 jours si le malade est immuno--déprimé)
  • ET au moins 48 heures après disparition de la fièvre
  • ET au moins 48 heures après disparition des difficultés respiratoires.

Dans la plupart des cas, cette guérison survient dans les deux semaines après le début des symptômes. Certaines personnes restent toutefois fatiguées plus longtemps.

Depuis quelques temps, patients et soignants rapportent toutefois des formes cliniques plus longues, évoquant des rechutes. Ces tableaux sont en cours d’étude.

Les personnes infectées mais restant asymptomatiques sont considérées comme guéries 10 jours après le prélèvement PCR positif.


Source : Coronaclic

https://lecmg.fr/coronaclic/

LA MALADIE ET SA TRANSMISSION - 13. Y a-t-il un risque particulier de la Covid-19 chez les femmes enceintes ?

Difficile de répondre de façon tranchée à cette question. Les données disponibles sont rassurantes. La Covid-19 ne semble pas, à ce jour, entraîner de problème particulier pendant la grossesse.

Toutefois, comme toute maladie occasionnant de la fièvre, la Covid-19 entraine un risque d’accouchement prématuré.
Dans tous les cas et par précaution, les femmes enceintes doivent tout particulièrement respecter les mesures-barrières pour éviter l’infection.


Source : Coronaclic

https://lecmg.fr/coronaclic/

LA MALADIE ET SA TRANSMISSION - 14. Finalement la distance à respecter entre 2 personnes c’est 1m ou 1m50 ?

Le principe de la distanciation sociale est d’éviter que les gouttelettes chargées de virus émises par les personnes infectées n’atteignent le visage d’autres personnes.

Difficile de déterminer avec précision la distance à laquelle chaque gouttelette va être projetée. Mais les études montrent que la plupart de ces gouttelettes vont retomber vers le sol à partir de 1 m.

En pratique, la distanciation doit être de 1 m au minimum. A partir de 1 m, plus la distance physique est grande, moins le risque de transmission est fort. Chez nos voisins, la distance recommandée va de 1,50 m (Allemagne, Belgique, Pays-Bas) à 2 m en Italie et Espagne. Aux USA, la distance recommandée est de 6 pieds, soit 1,83 m.

Et, dans tous les cas, cette distanciation physique est d’autant plus efficace que le malade ET la personne non infectée portent un masque barrière.

LA MALADIE ET SA TRANSMISSION - 15. Les moustiques transmettent-ils le coronavirus ?

NON. Il n’existe aucune preuve de transmission du virus par les moustiques, ou tout autre animal d’ailleurs. La COVID-19 se transmet entre humains, via les gouttelettes respiratoires.

LES OUTILS DU DIAGNOSTIC - 16. Quelle est l’utilité de chaque test de diagnostic (PCR, sérologie..) ?

Plusieurs types de tests diagnostiques sont disponibles aujourd’hui. Ils ne détectent pas tous la même chose et ne sont souvent pas utiles au même moment.

La RT-PCR est un test diagnostic virologique : il recherche la présence du virus.

Une RT-PCR positive signe une infection en cours par le SARS-CoV-2. A contrario, il existe des « faux négatifs » et une PCR négative ne permet pas d’éliminer complètement le diagnostic.

La PCR est faite à partir d’un prélèvement dans le nez (écouvillonnage naso-pharyngé), par un professionnel de santé et sur prescription médicale.

La sérologie SARS-CoV-2 recherche les anticorps dirigés contre le virus, fabriqués par nos défenses immunitaires en réponse à l’infection. Ces anticorps n’apparaissent pas immédiatement mais dans les suites de l’infection. Leur présence prouve que la personne a été infectée par le coronavirus. Mais, à ce-jour, il n’est pas possible de dire si ces anticorps sont protecteurs et si oui, combien de temps dure cette protection. Et, comme pour la PCR, une sérologie négative ne permet pas de confirmer complètement l’absence de contact avec le virus.

La sérologie est faite à partir d’une prise de sang.

Les TROD (tests rapides d’orientation diagnostique) coronavirus, recherchent également les anticorps et donnent un résultat immédiat à partir d’une goutte de sang prélevée au bout du doigt. Ils sont cependant moins fiables qu’une sérologie au laboratoire.

En pratique, à ce stade :

La RT-PCR cherche à répondre aux questions : « Suis-je malade de la Covid 19 ? », « Suis-je contagieux ? ».

La sérologie et le TROD cherchent à répondre à la question : « Ai-je été malade de la COVID-19 ? ». Ils ne permettent pas de répondre aux questions : « Suis-je contagieux ? » et « Suis-je protégé contre la COVID-19 ? ».

LES OUTILS DU DIAGNOSTIC - 17. Les PCR sont-elles moins fiables chez les personnes asymptomatiques ?

La RT-PCR est un test diagnostic virologique : il recherche la présence du virus à partir d’un prélèvement dans le nez.

Une RT-PCR positive signe une infection en cours par le SARS-CoV-2.

A contrario, il existe des « faux négatifs » et une PCR négative ne permet pas d’éliminer complètement le diagnostic.

La positivité de la PCR dépend de plusieurs facteurs comme :

  • La qualité du prélèvement ;
  • La charge virale au moment du prélèvement, c’est-à-dire la quantité de virus en train de se multiplier dans les voies respiratoires. Cette charge virale varie avec le temps. Elle est maximale juste avant l’apparition des symptômes et durant les 3 premiers jours de symptômes.

Si la PCR est prélevée trop tôt ou trop tard, elle peut être faussement négative.

Plusieurs études ont montré que la charge virale n’était pas plus faible chez les personnes restant asymptomatiques. Les limites de fiabilité de la PCR semblent donc être les mêmes dans les 2 populations symptomatiques/asymptomatiques.


Source : Service de santé publique du Québec

https://www.inesss.qc.ca/fileadmin/doc/INESSS/COVID-19/COVID-19_INESSS_detection_moleculaire_individus_asymptomatiques.pdf

MESURES BARRIERES - 18. A quoi servent les masques de protection ?

Le port du masque vise à stopper les postillons émis lorsqu’on parle, tousse, éternue.

En portant un masque, la personne porteuse de la Covid-19 évite de projeter des virus autour d’elle et la personne non porteuse se protège de recevoir des virus au niveau du nez et de la bouche.

En pratique, si vous trouvez face à une personne porteuse de la Covid-19 (symptomatique ou non) :

  • Lorsqu’un malade de la Covid-19 ne porte pas de masque et que vous n’en portez pas non plus, votre niveau de protection contre le coronavirus est inexistant.
  • Lorsqu’un malade de la Covid-19 ne porte pas de masque mais que vous en portez un, votre niveau de protection contre le coronavirus est faible.
  • Lorsqu’un malade de la Covid-19 porte un masque et que vous n’en portez pas, votre niveau de protection contre le coronavirus est modéré.
  • Lorsqu’un malade de la Covid-19 porte un masque et que vous en portez un également, votre niveau de protection contre le coronavirus est fort.

Sources :

Ministère des Solidarités et de la Santé

https://www.gouvernement.fr/info-coronavirus/masques-grand-public

MESURES BARRIÈRE - 19. Comment distinguer les différents masques ?

Le port d’un masque est préconisé dans certaines situations pour prévenir la projection de gouttelettes et éviter ainsi les contaminations.

On distingue :

  • Les masques de protection respiratoire (FFP1, FFP2, FFP3) : il s’agit d’équipement de protection individuelle, répondant à des exigences de sécurité et de santé européennes strictes. Ces masques, performants mais difficiles à bien mettre et à supporter, sont réservés en priorité aux professionnels de santé et aux autres professionnels à risque de contact proche avec le virus. Certains ont été réquisitionnés par l’État notamment pour garantir l’approvisionnement des professionnels de santé.
  • Les masques de type chirurgical :  il s’agit de dispositifs médicaux répondant également à des exigences de sécurité et de santé européennes. Ces masques sont utilisés en priorité par les professionnels de santé et les autres professionnels. Là encore, certains ont été réquisitionnés par l’État notamment pour garantir l’approvisionnement des professionnels de santé. Certains sont aussi accessibles pour les autres professionnels et pour le grand public (masques de type chirurgical à usage unique non stériles).
  • Les masques grand public, développés dans le cadre de l’épidémie de Covid-19: il s’agit de masques textiles, à filtration garantie, la plupart du temps lavables et réutilisables. Ils sont fabriqués en respectant un cahier des charges exigeant et sont facilement reconnaissables car porteurs d’un logo « Filtration garantie – Testés 5, 20, 30 ou 40 lavages ». Ils sont réservés à un usage hors du système de santé.Ils ne se substituent en aucune manière mais complètent les gestes barrières et les règles de distanciation physique.
  • Les autres masques, fabriqués par des professionnels du textile ou " faits maison ". Certains respectent la spécification AFNOR en utilisant des matériaux testés ou choisis à dire d'experts conformément à la spécification AFNOR. Pour d’autres, les performances ne sont pas encadrées ou testées.

Sources :

Ministère des Solidarités et de la Santé

https://www.gouvernement.fr/info-coronavirus/masques-grand-public

Stop-postillons

https://stop-postillons.fr/#a-quoi-ca-sert

MESURES BARRIÈRE - 20. Quand faut-il porter un masque ?

Afin de limiter les risques d'une reprise de l'épidémie, l’obligation du port du masque a été renforcée. Au 20 juillet 2020, le port du masque grand public est rendu obligatoire dans tous les lieux clos, en complément des gestes barrières.

Au 20 juillet 2020, l’OBLIGATION du port du masque est renforcée et concerne les structures suivantes, accueillant du public:

- Gares routières et maritimes, aéroports.

- Transports en commun, taxis / VTC / Covoiturage, en l’absence d’une vitre de protection entre le conducteur et les passagers.

- Crèches et en milieu scolaire pour les enseignants et les encadrants, les collégiens et les lycéens.

- Magasins de vente, centres commerciaux ; marchés couverts.

-  Administrations et banques.

- Salles d'auditions, de conférences, de réunions, de spectacles ou à usage multiple, y compris les salles de spectacle et les cinémas.

- Restaurants et débits de boissons ; hôtels et pensions de famille ; hôtels-restaurants d'altitude ; établissements flottants ; refuges de montagne.

- Salles de jeux.

- Etablissements d'éveil, d'enseignement, de formation, centres de vacances, centres de loisirs sans hébergement.

- Bibliothèques, centres de documentation.

- Etablissements de culte.

- Etablissements sportifs couverts.

- Musées.

- Etablissements de plein air, chapiteaux, tentes et structures.

Dans les autres catégories d’établissements, le port du masque peut être rendu obligatoire par l’exploitant.

Sur les lieux de travail, les règles de fonctionnement interne relèvent du droit du travail et plus particulièrement des règles en matière de santé au travail. Le port du masque doit être fortement recommandé lorsque les mesures de précaution collective ne permettent pas d’assurer le respect de la distanciation physique d’au moins 1 mètre entre les personnes.

Le port du masque n’est pas recommandé pour les enfants de moins de 3 ans et à l’école maternelle.

Source :

https://www.gouvernement.fr/sites/default/files/quand_porter_un_masque_.pdf

MESURES BARRIÈRE - 21. Comment bien laver son masque ?

Seuls les masques grand public en textile sont lavables. Les lavages répétés diminuent les capacités de filtration du masque et peuvent détendre les attaches, rendant le masque moins étanche.

Le nombre de lavages maximal est précisé à l’achat lorsque les masques sont fabriqués par des industriels.

La recommandation de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) est de laver les masques tissus en machine, avec une lessive classique, à 60 degrés pendant au moins 30 minutes. Inutile de faire bouillir les masques, car cela risque d’endommager le tissu.

Les masques peuvent être lavés en même temps que des draps ou des serviettes, qui acceptent souvent un lavage à 60°C. En attendant le lavage, stockez les masques sales dans un sac plastique fermé.

Le séchage est à réaliser soit via un sèche-linge, soit à l’air libre, avant un repassage à la vapeur à une température n’abîmant pas le tissu. Attention le seul passage au fer à repasser ou au sèche-cheveux ne suffit pas pour nettoyer un masque.

Le passage au micro-ondes n’a pas d’intérêt démontré.

Le passage au congélateur est inefficace car le virus aime le froid !

Source : https://www.afnor.org/faq-masques-barrieres/#utilisation

MESURES BARRIÈRE - 22. Je ne supporte pas les masques, puis-je utiliser une visière ?

NON, la visière ne remplace pas le masque.

Depuis le déconfinement, on croise des promeneurs le nez au vent, des promeneurs masqués mais aussi, assez régulièrement, des promeneurs ayant troqué leur masque pour une visière (ou écran facial). Ce dernier accessoire est-il protecteur ?

Le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) a rendu un avis sur cette question :

  • les visières ne sont pas des équipements de protection respiratoire mais des équipements de protection des yeux et du visage ;
  • s’ils peuvent protéger des grosses gouttelettes émises immédiatement après une toux par une personne à proximité et face à l’écran,
  • ils ne permettent pas de protéger des particules restant en suspension
  • ils ne présentent donc pas l’efficacité des masques de protection.
  • En pratique : pour se protéger du COVID-19, mieux vaut un masque grand public qu’une visière ; si vous souhaitez utiliser une visière, considérez cela comme un complément au port d’un masque.

 


Source HCSP

https://www.hcsp.fr/explore.cgi/avisrapportsdomaine?clefr=822

MESURES BARRIÈRE - 23. Comment éviter la buée sur les lunettes quand on met un masque ?

Le port du masque barrière est devenu la règle dans beaucoup de situations de la vie quotidienne. Mais ces masques ne sont pas toujours bien supportés ; c’est particulièrement le cas pour les personnes portant des lunettes de vue.

L’air chaud et humide expiré par la bouche et le nez sort par le haut du masque et se condense au contact des verres de lunettes froids pour former une buée gênante.

Il faut avant tout vérifier que le masque est bien porté et que cette buée n’est pas due à un manque d’étanchéité du masque au niveau du nez. Quand le masque est équipé d’une barrette nasale, il est alors conseillé de bien plaquer le masque au niveau de l’arête du nez.

Un article médical publié en Grande-Bretagne en 2011 propose aussi une façon simple et complémentaire de limiter la buée : avant de mettre un masque, lavez vos verres de lunette à l’eau savonneuse froide, égouttez-les et séchez-les avec un chiffon doux ou un mouchoir en papier (évitez l’essuie-tout qui risque de rayer les verres).

Sources :  https://www.afnor.org/faq-masques-barrieres/#utilisationhttps://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3293317

MESURES BARRIÈRE - 24. Je vis sous le même toit qu'un malade du COVID. Comment éviter d'être contaminé ?

Un contact étroit avec une personne malade est le principal mode de transmission de la maladie, notamment lorsqu’on vit sous le même toit. Pour vous protéger au mieux, c’est toujours la règle de la DISTANCIATION PHYSIQUE qui prime.

Pour limiter au mieux le risque de contamination :

  • Evitez au maximum les contacts avec la personne contaminée, même si elle ne présente pas de symptômes : restez à plus d’un mètre et limitez les échanges à moins de 15 mn. Veillez à ce que la personne contaminée porte un masque lorsqu’elle n’est pas seule dans une pièce.
  • Ne partagez pas le lit de la personne contaminée qui doit aussi prendre ses repas seule dans sa chambre.
  • Lavez-vous souvent les mains. Privilégiez les savons liquidescar le pain de savon peut être contaminé ou alors donner à chacun son savon, par exemple de couleurs différentes.
  • Ne partagez pas l’essuie-mains ni les objets de tous les jours (vaisselle, téléphone…) avec la personne contaminée.
  • Désinfectez régulièrement la salle de bains, les surfaces et les toilettes avec de l’eau de javel.
  • Aérez régulièrement les pièces de vie.

En vivant sous le même toit, vous êtes considéré comme une personne contact d’un cas.

Au 7 juillet 2020, les personnes contact vivant au domicile d’un cas sont gérées de la façon suivante :

  • Prescription d’un test PCR immédiat.
  • Mise en quatorzaine stricte avec arrêt de travail si télétravail impossible. La quatorzaine est maintenue même si le test PCR de départ est négatif.
  • Surveillance de la température 2x/jour et surveillance de l’apparition de signes respiratoires. Si apparition de symptômes : prise en charge comme un patient symptomatique.
  • Deuxième test PCR à J7 si première PCR négative. Allègement de la quatorzaine possible (=sorties limitées) si 2ème négative.

Source : https://lecmg.fr/wp-content/uploads/2020/05/InfogSympto15mai.pdf

MESURES BARRIÈRE - 25. Pour l'hygiène des mains, faut-il mieux de l'eau et du savon ou une friction hydro-alcoolique ?

Les mains sont le principal mode de transmission des microbes. Le lavage des mains élimine les virus qui pourraient s’y trouver et évite qu’on ne soit contaminé en se touchant les yeux, le nez ou la bouche, ou qu’on contamine les autres.

En population générale, dans la vie de tous les jours, l’hygiène des mains repose sur le lavage à l’eau et au savon doux. Seule l’absence d’un point d’eau disponible justifie le recours à une solution ou un gel hydro-alcoolique. Ces produits sont surtout utilisés en milieu de soins. Leur utilisation répétée peut être irritante pour la peau. Au quotidien, privilégiez donc le lavage à l’eau et au savon quand vous le pouvez.

En pratique, lavez-vous les mains régulièrement :

- Lavage à l’eau (froide ou chaude) et au savon.

- Privilégiez les savons liquidescar le pain de savon peut être contaminé ; ou alors donnez à chacun son savon, par exemple de couleurs différentes.

- Pendant 30 secondes.

- En frottant les ongles, le bout des doigts, la paume et l’extérieur des mains, les jointures et les poignets.

- Séchez les mains avec une serviette propre ou à l’air libre.

- Une solution hydro-alcoolique peut aussi être utilisée, à condition que les mains soient non souillées (saleté visible).

Sources :

https://www.santepubliquefrance.fr/content/download/241074/2551451

https://solidarites-sante.gouv.fr/prevention-en-sante/preserver-sa-sante/pour-un-hiver-sans-virus/article/geste-1-se-laver-les-mains

MESURES BARRIÈRE - 26. Pour ne pas me contaminer quand je sors, le port des gants jetables est-il utile ?

NON, mieux vaut éviter de porter des gants, car cela est faussement protecteur.

Le fait de se laver les mains régulièrement protège mieux contre la Covid-19 que le port de gants. En effet, si du virus se trouve sur les gants, il y a un risque de contamination si vous vous touchez le visage avec les gants ou quand vous retirez vos gants.

Le meilleur moyen de protection est de se laver les mains fréquemment et adéquatement (eau et savon ou solution hydro-alcoolique).

Si vous utilisez des gants, il convient d’être particulièrement vigilant :

  • Ne pas se porter les mains gantées au visage.
  • Oter ses gants en faisant attention de ne pas toucher sa peau avec la partie extérieure du gant.
  • Jeter ses gants dans une poubelle après chaque utilisation.
  • Se laver les mains ou réaliser une friction hydro-alcoolique après avoir ôté ses gants.

Enfin, utiliser une solution hydro-alcoolique sur des gants n’a aucune efficacité.

Sources :

https://www.who.int/fr/emergencies/diseases/novel-coronavirus-2019/advice-for-public

https://www.inrs.fr/actualites/COVID-19-et-entreprises.html

 

HYGIÈNE AU DOMICILE - 27. Puis-je me contaminer au contact de mes courses alimentaires ?

Les produits non emballés et les emballages peuvent avoir été contaminés lors de leur manipulation par une personne infectée (via les mains, les éternuements, la toux…). Il est convenu que le virus ne peut survivre plus de 3 h sur les surfaces des emballages.

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a proposé une liste des gestes à adopter pour éviter de se contaminer avec ses courses :

  • Se laver les mains avant de sortir.
  • Respecter la distanciation physique préconisée : rester à 1 mètre des autres personnes ; la protection sera meilleure si on porte un masque.
  • Ne pas se toucher le visage lorsque l'on fait ses courses.
  • Se laver soigneusement les mains en rentrant à la maison.
  • Pour les produits frais, retirer les suremballages (carton, film plastique...) quand cela est possible.
  • Nettoyer les produits frais avec un essuie-tout humide et les ranger immédiatement au réfrigérateur.
  • Pour le reste des courses, passer un essuie-tout humide quand cela est possible (conserves, bouteilles,...) et laisser de côté les produits pendant trois heures.
  • Laver les fruits et légumes à l'eau claire et essuyer avec un essuie-tout.
  • Se laver les mains soigneusement après avoir rangé les courses.

Source : https://www.anses.fr/fr/content/covid-19-les-gestes-%C3%A0-adopter-pour-faire-les-courses

HYGIÈNE AU DOMICILE - 28. Peut-on être contaminé en buvant de l'eau du robinet ?

NON, à ce jour, aucun cas de contamination par le coronavirus, en lien avec l’eau potable n’a été rapporté.

Les informations des agences sanitaires françaises et européennes montrent que ce coronavirus ne montre pas de résistance particulière aux traitements habituels de l’eau potable. Les différentes étapes de traitement de l’eau, mises en place en permanence par les services de distribution d’eau sous le contrôle des agences régionales de santé (ARS), à commencer par les diverses méthodes de désinfection (chlore, ozone, UV), ont pour finalité d’éliminer tous les virus, dont le coronavirus.

L’eau du robinet peut donc être consommée en toute confiance

Source : https://www.cieau.com/le-point-sur-la-qualite-de-leau-du-robinet

ET LE VACCIN ? - 29. Existe-t-il déjà des vaccins contre d'autres coronavirus ?

NON, il n’existe actuellement aucun vaccin contre les coronavirus.

Plusieurs coronavirus circulent ou ont déjà circulé chez les humains avant la Covid-19 :

  • 4 coronavirus provoquant des infections respiratoires saisonnières bénignes ;
  • 2 autres coronavirus, celui du SRAS et celui du MERS, responsables d’infections graves.

Bien que de la même famille, ces virus sont assez différents. La difficulté est que ces virus peuvent aussi bien donner des symptômes d’irritation locale des muqueuses du nez et de la gorge que des formes graves avec circulation sanguine du virus et atteinte d’organes profonds. Difficile de trouver un vaccin qui protège, de façon durable, contre toutes ces formes de la maladie.

Source : https://www.infovac.ch/fr/les-vaccins/par-maladie/coronavirus-covid-19

ET LE VACCIN ? - 30. Quand le vaccin sera-t-il disponible ?

Plus de 100 candidats vaccins sont actuellement évalués en laboratoire, d'abord sur des animaux et, dans un deuxième temps, sur des êtres humains volontaires. Ces tests doivent permettre de vérifier la capacité du vaccin à déclencher une réponse immunitaire protectrice en fonction de la dose injectée, ainsi que la sécurité des produits.

Les règles encadrant le développement de nouveaux médicaments, dont les vaccins, sont très strictes et visent à protéger au mieux les personnes. Actuellement, le temps de développement d’un nouveau vaccin, hors situation urgente, est d’au moins une dizaine d’années.

Pour le vaccin contre la Covid-19, le délai est annoncé autour de 12 à 18 mois, ce qui donnerait accès à un vaccin dès 2021. Ce développement très accéléré dépend de règles entourant la clause d’urgence et permettant de limiter le nombre d’autorisations réglementaires nécessaires ainsi que certaines études d’efficacité ou de sécurité.

Source : https://www.infovac.ch/fr/les-vaccins/par-maladie/coronavirus-covid-19

ET LE VACCIN ? - 31. Pourquoi est-ce si long de développer un vaccin ?

Le développement d’un nouveau vaccin passe par de très nombreuses étapes scientifiques puis réglementaires :

  • Il faut avant tout trouver une piste de candidat-vaccin.
  • Les premiers essais, dits précliniques, se font généralement sur des animaux. Ils permettent de sélectionner des candidats-vaccins potentiellement efficaces sans entrainer de réaction trop violente. Une efficacité chez l’animal n’est pas forcément reproductible chez l’être humain.
  • Une fois le candidat-vaccin sélectionné, les essais cliniques chez l’humain se déroulent en quatre phases, dont 3 avant la commercialisation :
    • Essais de Phase I, chez un petit groupe de volontaires, permettant de déterminer la dose utiliser et d’éliminer les produits mal tolérés.
    • Essais de Phase II sur un beaucoup plus grand nombre de volontaires, suivis pendant plusieurs mois. Cette étape permet d’étudier en détail la réponse immunitaire, le nombre de doses nécessaires et toujours de surveiller l’apparition d’effets secondaires.
    • Essais de Phase III chez un très grand nombre de volontaires pour vérifier que le vaccin protège efficacement contre la maladie.
    • Essais de Phase IV sont réalisés après la commercialisation d’un vaccin pour préciser son utilisation et sa tolérance en population générale.
  • Une fois le vaccin choisi et développé, plusieurs étapes réglementaires sont encore nécessaires pour obtenir l’autorisation de mise sur le marché (AMM), les recommandations d’utilisation, le prix et les conditions d’un éventuel remboursement.

Toutes ces étapes sont menées les unes à la suite des autres, ce qui explique le long temps nécessaire pour avoir un nouveau vaccin. Actuellement, le temps de développement d’un nouveau vaccin, hors situation urgente, est d’au moins une dizaine d’années.

Dans les circonstances d’urgence sanitaire, comme pour la Covid-19, certaines de ces étapes sont limitées pour raccourcir le processus tout en permettant de respecter le plus de sécurité possible.

Source : https://www.infovac.ch/fr/faq/developpement-d-un-vaccin

ET LE VACCIN ? - 32. Si je me fais vacciner contre la grippe, cela peut-il me protéger contre la COVID-19 ?

NON, les virus de la grippe et de la Covid-19 ne sont pas de la même famille et le vaccin grippal ne protège pas contre la Covid-19.

Mais grippe et Covid-19 pourraient bien circuler en même temps l’hiver prochain. Et les mêmes personnes sont à risque de forme grave pour ces deux virus (seniors, personnes porteuses de maladies chroniques…).

Il y aura, comme chaque hiver, une vague de grippe l’hiver prochain.

Il y aura peut-être aussi une vague de Covid-19 en même temps, ce qui doit faire envisager le scénario catastrophique dans lequel la conjonction des deux épidémies entraînerait un engorgement des services de réanimation et un nouveau pic de surmortalité, en particulier dans les EHPAD.

Dans ce contexte, il est très important que les personnes ciblées pour la vaccination grippale (bon de vaccination gratuite de l’Assurance Maladie) se fassent vacciner contre la grippe l’hiver prochain tout en continuant de maintenir au mieux la distanciation physique.

 

Source : https://www.academie-medecine.fr/communique-de-lacademie-nationale-de-medecine-face-a-la-covid-19-vaccinons-contre-la-grippe/

LES TRAITEMENTS - 33. Existe-t-il un traitement spécifique de la COVID-19 ?

NON, à ce jour, aucun des nombreux traitements étudiés depuis le début de l’année n’a montré d’efficacité complète sur les cas d’infection par les coronavirus.

Il n’existe donc pas encore de traitement spécifique efficace, validé et approuvé contre le virus, d’où l’importance de freiner sa propagation par les gestes mesures barrières et les mesures de distanciation physique.

Source : https://www.gouvernement.fr/info-coronavirus/comprendre-le-covid-19

LES TRAITEMENTS - 34. Les antibiotiques sont-ils utiles dans la COVID-19 ?

La Covid-19 est une maladie VIRALE et les antibiotiques n’ont pas d’effet direct sur les virus.

A ce stade des connaissances, la co-infection bactérienne apparait exceptionnelle et il n’est donc pas recommandé de prescrire d’emblée une antibiothérapie chez un patient présentant des symptômes rattachés à la Covid-19.

Un traitement antibiotique peut toutefois être prescrit si le patient présente en plus des signes infectieux en foyer (pneumonie par exemple) ou, dans l’attente du résultat du test PCR Covid-19, en cas de doute avec une infection bactérienne des voies respiratoires.

Dans tous les cas, ne prenez pas des antibiotiques sans avis médical préalable.

Source : https://www.hcsp.fr/Explore.cgi/avisrapportsdomaine?clefr=849

LES TRAITEMENTS - 35. Je dors très mal car la COVID-19 continue de m'inquiéter beaucoup. Que puis-je prendre pour mieux dormir ?

Le contexte de la pandémie mondiale de Covid-19, les mesures prises (période de confinement, distanciation physique, télétravail ou chômage partiel…) et la communication, permanente et souvent inquiétante, continuent d’entrainer de l’anxiété chez beaucoup de personnes.

Cette anxiété peut être cause de troubles du sommeil : difficulté d’endormissement, réveils fréquents, cauchemars…

Quelques conseils pour gérer au mieux cette situation :

  • Maintenir un rythme régulier de sommeil : se lever tous les matins à l’heure habituelle, comme si on sortait travailler et se coucher aux mêmes horaires.
  • Si on reste à la maison, s’exposer le matin à la lumière, ouvrir ses volets, aller faire un tour dehors (pourquoi pas en courant pour maintenir une activité physique).
  • Maintenir les horaires de repas aux heures habituelles.
  • Limiter la consommation d’alcool et de tabac.
  • Eviter les écrans le soir au coucher.
  • Essayer d’arrêter d’écouter et de regarder les informations sur les événements actuels au moment du coucher pour diminuer l’anxiété et l’hypervigilance nocturne.
  • Faire de la relaxation, de la sophrologie, de la méditation. C’est le moment d’essayer, couper, respirer c’est reprendre de la distance et retrouver de l’énergie pour faire face aux événements.

Si ces règles d’hygiène de vie ne suffisent pas à vous aider, n’attendez pas que les troubles du sommeil soient bien installés pour consulter votre médecin traitant.

Sources :

https://blog.reseau-morphee.fr/2020/03/17/gerer-son-sommeil-pendant-la-crise-covid-19/

https://www.santepubliquefrance.fr/content/download/252494/2602262

LES TRAITEMENTS - 36. Finalement, le fait d'être fumeur protège-t-il contre la COVID-19 ?

Les informations dont on dispose sont actuellement insuffisantes pour confirmer tout lien entre le tabac ou la nicotine et la prévention ou le traitement de la Covid-19.

Il a été noté qu’il y a peu de fumeurs parmi les malades de la Covid-19. Mais l’effet protecteur de la nicotine n’est pas démontré scientifiquement. Des études complémentaires sont en cours.

Mais ces informations ne doivent pas oublier que d’autres travaux ont montré que fumeurs risquent davantage de contracter une forme sévère de la Covid-19 que les non-fumeurs. Fumer abîme les tissus pulmonaires et les rend plus vulnérables aux infections.
Fumer reste donc très déconseillé. Le tabagisme est la première cause de mortalité en France (75 000 décès par an). La lutte contre le tabagisme demeure une priorité de santé publique.

Source :

https://www.who.int/fr/news-room/detail/11-05-2020-who-statement-tobacco-use-and-covid-19

Covid-19

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